Calendrier 2016



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La joie peut-elle être le guide de notre vie ?
23/09/16, 18h30
Pierre Jean DESSERTINE

Au Restaurant de La Tour de l'Ho
125 Boulevard National, 84400 Apt, 04 90 75 24 82
Email : contact@latourdelho.com,  Site web : http://latourdelho.fr/

Le 23/09/2016 : La joie peut-elle être le guide de notre vie ?



Il fut un temps – pas si lointain – où réussir sa vie consistait à développer sa capacité à renoncer à se satisfaire pour gagner une vie éternelle après la mort. Aujourd’hui, c’est tout le contraire ! On considère qu’a le mieux réussi sa vie celui qui s’est donné les plus grandes capacités à se satisfaire. On est passé d’une société ascétique à une société hédoniste – c’est-à-dire à une société du plaisir. Mais ce mot « plaisir » apparaît alors indéfiniment extensible tant il est utilisé à tout propos pour désigner l’obtention d’un état de satisfaction. Ce qui engendre la plus grande confusion.
Or, peut-on se permettre une telle confusion lorsqu’il s’agit de nommer la valeur cardinale qui est censée orienter notre vie ?
C’est pourquoi notre réflexion va d’abord s’attacher à dégager le sentiment de joie du magma des satisfactions actuellement englobées sous le vocable de plaisir.
Que signifie être joyeux ? N’est-ce pas un sentiment aux caractères très spécifiques et étonnants ? Ne dessine-t-il pas en retour une notion du plaisir précise et cohérente à laquelle il s’oppose ? Que poursuit alors notre société ? La joie ? Le plaisir ?
C’est-à ce stade que la question –  La joie peut-elle être le guide de notre vie ? – prend vraiment sens. Car il apparaît que mettre la joie au pinacle des valeurs implique la vision d’une certaine situation de l’homme dans le monde, vision que l’on voit rigoureusement élaborée dans la philosophie de Spinoza.
En nous appuyant sur cette pensée, peut-être une réflexion sur la joie nous apportera-t-elle un heureux décentrement par rapport aux préoccupations contemporaines ?
* * *
Lectures indicatives :
 Clément Rosset, La force majeure, éd De Minuit, particulièrement pp. 1 à 30.
 B. Spinoza, Éthique, troisième partie.

Pierre-Jean Dessertine

15/04/2016 : MYTHOLOGIE ET RELIGION, QUELLE PLACE LEUR ACCORDER ?




Il n’est pas rare aujourd’hui d’entendre qu’il faudrait « en finir avec les religions » (ex : Marie Darrieussecq, France Inter, « Boomerang » du 24 mars 2016), considérées comme source de toutes les intolérances et des violences. Mais parallèlement à l’intransigeance des défenseurs d’une laïcité qu’ils jugent menacée, d’autres soutiennent, au nom de cette même laïcité et de la liberté d’expression qu’elle implique,  la possibilité de plus en plus élargie pour les tenants de différentes confessions de pouvoir témoigner de leur croyances, au risque d’ouvrir la porte à des prosélytismes et des communautarismes que l’on aurait voulu éviter.

Devant l’antagonisme de ces deux points de vue, quelle place faut-il accorder à la religion, ou aux religions ? N’est-ce pas dans ce glissement vers le pluriel que réside notre malaise ? Le terme de « religion » peut-il être un concept en quelque sorte neutre, englobant toutes les institutions religieuses élaborant un modèle de vie en commun autour d’un noyau de dogmes qui constitue la spécificité de chacune ? Donc, quel sens donner aujourd’hui au mot « religion » ?

De quel régime de « vérité » relève-t-elle, faut-il la renvoyer une fois pour toutes à une illusion, voire un « opium » , qu’il faudrait tolérer comme un pis-aller en attendant de l’éliminer ? Les efforts qui ont été faits en ce sens, en particulier par certains régimes se réclamant du communisme poussent à la prudence : quelle rationalité serait suffisamment fondée dans ses principes pour prétendre réduire toute religion à une erreur, ou au mieux  une forme de mythologie, un ensemble de mythes ?

Ceci nous renvoie à une histoire plus que bimillénaire, la nôtre. L’opposition du logos et du muthos s’est décidée au moment de l’élaboration du platonisme, sans que pour autant le muthos soit forcément discrédité. Commence alors un long dialogue,  la raison (mot qui traduira à sa manière le logos) essayant constamment, sinon de renvoyer le mythe à l’erreur, du moins d’en dire la vérité, de l’interpréter, dans un processus qui n’a cessé d’enrichir la pensée humaine.  Cette nécessité d’une cohabitation entre mythe et raison ne peut-elle pas s’appliquer aujourd’hui au(x) problème(s) religieux ?

Plutôt que de renvoyer toutes les religions à une forme de superstition ou d’obscurantisme, ne serait-il pas plus judicieux d’interpréter les « mythes » (en un sens non dépréciatif) dont elles sont porteuses, d’en explorer leurs symboles, pour nourrir une pensée soucieuse d’harmoniser différentes visions du monde, différentes manières de vivre ensemble ?

Pierre Kœst, mars 2016

25/03/2016 - Philosophie, drogue et dépendance



Drogue, dope, médication psychotrope : où est le mal ?

Aussi loin que l’on connaisse son histoire, l’homme semble toujours avoir accepté la possibilité de consommer des substances pour leur effet de modification de son état de conscience et donc de sa perception de la réalité.
Mais il faut constater également que les « substances psychoactives » – c’est le nom générique qu’on leur donne aujourd’hui – semblent avoir pris une place sans précédent par son ampleur dans notre culture contemporaine. Tout se passe comme si l’extraordinaire extension et diversification des usages de ces substances étaient partie prenante du fameux progrès par lequel l’avènement de notre civilisation technico-industrielle se légitime.
Il est certain que notre réflexion aura intérêt à suivre cette piste du lien entre une vie sociale mise en forme par une prolifération de médiations techniques et les sollicitations que les substances psychoactives exercent sur l’homme contemporain.
Mais alors il se pourra fort bien que les critères communs de discrimination entre les bonnes et mauvaises substances, les bons et mauvais usages de ces substances, apparaissent insuffisants, tout simplement parce qu’ils sont endogènes à la société.
C’est bien pourquoi il faudra poser le problème à un niveau plus élevé, c’est-à-dire en interrogeant philosophiquement le type de bien qui est visé dans la consommation d’une substance psychoactive. C’est alors que nous pourrons espérer faire quelques lumières sur le mal que peut faire à l’homme la consommation de telles substances.

Pierre Jean DESSERTINE

18/12/15 : Tentative d'approche de la Beauté



Comment cheminer vers la beauté ?
Les conseils de Platon, Plotin, Kant, Hegel, Baudelaire, Voltaire...
par Claude Charier

Claude Charier a été conseil en communication publique et vit aujourd'hui sa retraite à Ménerbes. Habité par la beauté de la nature qui l'entoure, il a découvert la poésie, les mots pour dire le sublime, l'indéfinissable, l'infini avec toutes les questions que pose  cette constatation.
A ce jour, il a produit quelques 300 textes à caractère poétique et (ou) philosophique, édité un recueil de poèmes, intitulé Hymne à Ménerbes et prépare Brins de vie, réflexions sur certains moments de sa vie.
Pourquoi parler de la beauté dans un monde qui nous apparait souvent si laid ?
Parce ce que depuis que je vis à Ménerbes, j'ai fait l'expérience de la découverte de la beauté, que celle ci m'interroge en permanence et m'a conduit à aller chercher des réponses auprès de quelques grands penseurs, tels que Platon, Plotin, Kant, Hegel, Baudelaire, Voltaire. Ils m'ont tous renvoyé à de nouveaux questionnements : la beauté existe-t-elle en elle-même ou seulement pour soi, la beauté est-elle relative, éphémère, la beauté nous transcende-t-elle ?
C'est à cette réflexion que je vous convie dans un partage de nos expériences et lectures.