Calendrier 2015


 Les prochains cafés-philos …
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Intervenant



Mythologies et religions
Reporté en mai
Pierre Koest



Comment penser la décroissance ?
10/06/16, 18h30
MartinVidecoq

Au Restaurant de La Tour de l'Ho
125 Boulevard National, 84400 Apt, 04 90 75 24 82
Email : contact@latourdelho.com,  Site web : http://latourdelho.fr/
Pour toute question sur le café-philo : 06 84 08 16 69


15/04/2016 : MYTHOLOGIE ET RELIGION, QUELLE PLACE LEUR ACCORDER ?




Il n’est pas rare aujourd’hui d’entendre qu’il faudrait « en finir avec les religions » (ex : Marie Darrieussecq, France Inter, « Boomerang » du 24 mars 2016), considérées comme source de toutes les intolérances et des violences. Mais parallèlement à l’intransigeance des défenseurs d’une laïcité qu’ils jugent menacée, d’autres soutiennent, au nom de cette même laïcité et de la liberté d’expression qu’elle implique,  la possibilité de plus en plus élargie pour les tenants de différentes confessions de pouvoir témoigner de leur croyances, au risque d’ouvrir la porte à des prosélytismes et des communautarismes que l’on aurait voulu éviter.

Devant l’antagonisme de ces deux points de vue, quelle place faut-il accorder à la religion, ou aux religions ? N’est-ce pas dans ce glissement vers le pluriel que réside notre malaise ? Le terme de « religion » peut-il être un concept en quelque sorte neutre, englobant toutes les institutions religieuses élaborant un modèle de vie en commun autour d’un noyau de dogmes qui constitue la spécificité de chacune ? Donc, quel sens donner aujourd’hui au mot « religion » ?

De quel régime de « vérité » relève-t-elle, faut-il la renvoyer une fois pour toutes à une illusion, voire un « opium » , qu’il faudrait tolérer comme un pis-aller en attendant de l’éliminer ? Les efforts qui ont été faits en ce sens, en particulier par certains régimes se réclamant du communisme poussent à la prudence : quelle rationalité serait suffisamment fondée dans ses principes pour prétendre réduire toute religion à une erreur, ou au mieux  une forme de mythologie, un ensemble de mythes ?

Ceci nous renvoie à une histoire plus que bimillénaire, la nôtre. L’opposition du logos et du muthos s’est décidée au moment de l’élaboration du platonisme, sans que pour autant le muthos soit forcément discrédité. Commence alors un long dialogue,  la raison (mot qui traduira à sa manière le logos) essayant constamment, sinon de renvoyer le mythe à l’erreur, du moins d’en dire la vérité, de l’interpréter, dans un processus qui n’a cessé d’enrichir la pensée humaine.  Cette nécessité d’une cohabitation entre mythe et raison ne peut-elle pas s’appliquer aujourd’hui au(x) problème(s) religieux ?

Plutôt que de renvoyer toutes les religions à une forme de superstition ou d’obscurantisme, ne serait-il pas plus judicieux d’interpréter les « mythes » (en un sens non dépréciatif) dont elles sont porteuses, d’en explorer leurs symboles, pour nourrir une pensée soucieuse d’harmoniser différentes visions du monde, différentes manières de vivre ensemble ?

Pierre Kœst, mars 2016

25/03/2016 - Philosophie, drogue et dépendance



Drogue, dope, médication psychotrope : où est le mal ?

Aussi loin que l’on connaisse son histoire, l’homme semble toujours avoir accepté la possibilité de consommer des substances pour leur effet de modification de son état de conscience et donc de sa perception de la réalité.
Mais il faut constater également que les « substances psychoactives » – c’est le nom générique qu’on leur donne aujourd’hui – semblent avoir pris une place sans précédent par son ampleur dans notre culture contemporaine. Tout se passe comme si l’extraordinaire extension et diversification des usages de ces substances étaient partie prenante du fameux progrès par lequel l’avènement de notre civilisation technico-industrielle se légitime.
Il est certain que notre réflexion aura intérêt à suivre cette piste du lien entre une vie sociale mise en forme par une prolifération de médiations techniques et les sollicitations que les substances psychoactives exercent sur l’homme contemporain.
Mais alors il se pourra fort bien que les critères communs de discrimination entre les bonnes et mauvaises substances, les bons et mauvais usages de ces substances, apparaissent insuffisants, tout simplement parce qu’ils sont endogènes à la société.
C’est bien pourquoi il faudra poser le problème à un niveau plus élevé, c’est-à-dire en interrogeant philosophiquement le type de bien qui est visé dans la consommation d’une substance psychoactive. C’est alors que nous pourrons espérer faire quelques lumières sur le mal que peut faire à l’homme la consommation de telles substances.

Pierre Jean DESSERTINE

18/12/15 : Tentative d'approche de la Beauté



Comment cheminer vers la beauté ?
Les conseils de Platon, Plotin, Kant, Hegel, Baudelaire, Voltaire...
par Claude Charier

Claude Charier a été conseil en communication publique et vit aujourd'hui sa retraite à Ménerbes. Habité par la beauté de la nature qui l'entoure, il a découvert la poésie, les mots pour dire le sublime, l'indéfinissable, l'infini avec toutes les questions que pose  cette constatation.
A ce jour, il a produit quelques 300 textes à caractère poétique et (ou) philosophique, édité un recueil de poèmes, intitulé Hymne à Ménerbes et prépare Brins de vie, réflexions sur certains moments de sa vie.
Pourquoi parler de la beauté dans un monde qui nous apparait souvent si laid ?
Parce ce que depuis que je vis à Ménerbes, j'ai fait l'expérience de la découverte de la beauté, que celle ci m'interroge en permanence et m'a conduit à aller chercher des réponses auprès de quelques grands penseurs, tels que Platon, Plotin, Kant, Hegel, Baudelaire, Voltaire. Ils m'ont tous renvoyé à de nouveaux questionnements : la beauté existe-t-elle en elle-même ou seulement pour soi, la beauté est-elle relative, éphémère, la beauté nous transcende-t-elle ?
C'est à cette réflexion que je vous convie dans un partage de nos expériences et lectures.

27/11/15 L'homme peut-il devenir immortel ?




On entend de plus en plus de voix affirmer que les progrès techno-scientifiques apporteront prochainement la capacité de maîtriser le vieillissement et de différer indéfiniment la mort.

Certains assurent même qu’est déjà né l’individu qui pourra vivre indéfiniment.

Ce serait donc le plus fabuleux espoir humain qui se réaliserait. Car y a-t-il désir plus largement partagé que celui de ne pas mourir  ? L'instinct de vie est en effet le plus enraciné qui soit en l'homme.

Mais, au-delà de l'effet d'exaltation lié à l'annonce d'une vie indéfiniment prolongée, au-delà des fantasmes abondamment déployés dans les films de science-fiction, ne faut-il pas réfléchir sereinement, rationnellement, aux implications qu'elle comporte  ?

Une telle vie ne changerait-elle pas totalement de sens par rapport à celle que porte la mémoire de l'humanité  ? En quoi serait-elle désirable  ? Quelles valeurs pourrait-elle porter  ? 

Pierre Jean DESSERTINE